• 1.  Écoutez les inquiétudes de votre cliente et identifiez ses besoins.

  • 2. Traitez tout rapport d’une situation de violence comme étant important et pertinent.

  • 3. Ne minimisez ou niez jamais la violence.  Pour de plus amples renseignements à ce sujet, cliquez ici.

    Comment les intervenants et les fournisseurs de service minimisent-ils, nient-ils ou omettent-ils parfois de reconnaître la violence familiale ?

     

    Les fournisseurs de service peuvent minimiser ou nier la violence à l’endroit des femmes en :

    • encourageant les femmes, directement ou indirectement, à ne pas divulguer une situation de violence pour donner l’impression de vouloir coopérer davantage en cour

    • croyant que la femme invente ou qu’elle exagère la situation de violence pour gagner en cour familiale ou que l’agression n’est pas assez grave pour être considérée comme importante

    • ignorant les tactiques de contrôle des pères agresseurs et les effets de l’exposition à la violence subie par leur mère chez les enfants

    • omettant de faire respecter les ordonnances de non communication ou de voir à violation des ordonnances comme un indicateur d’un risque sérieux pour les femmes et les enfants

    • refusant de considérer la violence à l’égard de la mère comme une raison suffisante pour modifier les ordonnances de garde ou de droit d’accès dans le meilleur intérêt des enfants 

    • utilisant un vocabulaire qui minimise et nie l’importance de la violence à l’égard de la femme (par exemple « divorce hautement conflictuel » ou « couple belligérant »)

    • omettant de traiter les violations des ordonnances

    • faisant porter le fardeau de la preuve à la femme qui doit vivre avec la situation • omettant d’inclure une disposition relative à l’application des ordonnances de la cour

     

  • 4. Comprenez que le meilleur intérêt des enfants est lié à la sécurité de la mère. 

  • 5. Comprenez que la mère rapporte une situation de violence familiale parce qu’elle est inquiète pour sa propre sécurité et son propre bien-être ainsi que de ceux de ses enfants.

  • 6. Encouragez une femme à identifier un intervenant.  Un intervenant est une personne (par exemple un employé d’une maison de transition ou d’un centre pour femmes) œuvrant au nom de la femme pour s’assurer que ses besoins et que ses droits soient respectés.  Pour de plus amples renseignements sur les intervenants, veuillez  cliquez ici.

    Les intervenants ne sont pas des amis ou des membres de la famille.  Ce sont des professionnels détenant une expérience de travail avec les gens et les agences qui traitent du dossier de la femme et qui ne sont pas liés sur le plan émotif dans cette cause. Parce que la comparution en cour et les rencontres avec les avocats, les employés de la Protection de l’enfance et des Services communautaires peuvent s’avérer stressant, il est parfois utile pour une femme d’avoir une personne avec elle qui restera calme et concentrée.

     

    Voici certaines des choses qu’un intervenant peut faire :

    • fournir des renseignements

    • prendre des notes

    • demander des questions et expliquer des choses pendant les rencontres

    • rappeler les questions que la femme désire soulever ou qu’elle désire poser

    • informer la femme et les autres personnes de leurs droits et de leurs responsabilités 

     

    La chose la plus importante qu’un intervenant peut faire est de fournir un appui moral pendant les moments difficiles et émotionnels.

     

     

  • 7. Réagissez de façon décisive à l’escalade de violence et au mépris des lois chez l’agresseur (par exemple les menaces de vengeance, le non-respect des ordonnances de la cour et des conditions de probation).

  • 8. Ne vous attendez pas à la collaboration de la victime ou à une attitude neutre face à l’agresseur. Les réactions sont souvent très fortes.

     

  • 9. Utilisez le vocabulaire criminel relatif à l’agression (par exemple agression, harcèlement, intimidation, menaces, viol) et évitez le vocabulaire relatif aux relations problématiques (par exemple divorce hautement conflictuel, couple belligérant, ça prend deux personnes pour avoir un conflit, il a dit / elle a dit).

     

  • 10. Soyez familier avec les tactiques de contrôle généralement utilisées par les pères agresseurs et agissez pour les prévenir ou les contrer pendant le processus juridique (par exemple les fausses allégations aux responsables de la protection de l’enfance, les allégations que la mère a inventé cette situation de violence familiale pour en tirer avantage devant la cour de la famille, les allégations que la mère est instable, les menaces de kidnapper ou de faire mal aux enfants).

     

  • 11. Comprenez que certaines cultures ont différentes attentes et des réponses différentes et reconnaissez vos propres préjugés culturels.

  • 12. Recommandez que la femme présente une demande d’ordonnance de protection d’urgence en cas d’agression grave. Une ordonnance de protection d’urgence et une forme immédiate de protection temporaire pour les femmes vivant une situation de violence ; elle est particulièrement utile pour les femmes qui ont des femmes.  Pour de plus amples renseignements sur les ordonnances de protection d’urgence, cliquez ici.

    Une ordonnance de protection d’urgence est une ordonnance de la cour émise par un juge de paix dans le but de protéger les victimes de violence familiale lorsque la situation est sérieuse et urgente.  Une ordonnance de protection d’urgence peut, entre autres :

    • forcer le partenaire violent à quitter le domicile

    • accorder la garde et les soins des enfants à la femme ou à une autre personne de façon temporaire

    • accorder la possession temporaire des biens personnels (comme l’auto, les clés, les cartes bancaires)

    • ordonner au partenaire violent de se tenir éloigné de la cliente, de ses enfants, de son domicile ou de son lieu de travail

     

  • 13. Reconnaître que l’agression peut avoir affecté la capacité de la femme de prendre des décisions et lui donner le temps de décider quoi faire.

  • 14. Connaître les effets les plus fréquents de l’exposition à la violence familiale chez les enfants.

  • 15.Discutez avec la cliente pour savoir si elle désire rapporter les incidents de violence à la police.  Une femme violentée peut avoir plusieurs raisons pour ne pas communiquer avec la police, comme de mauvaises expériences vécues, la peur de son agresseur ou simplement le désir de tourner la page et de mettre fin à la relation.  Toutefois, un bon nombre de femmes regrettent cette décision, en particulier lorsqu’elles ont besoin de preuves pour appuyer leurs allégations de violence. 

         Cliquez ici pour en savoir davantage.

    Une enquête de la police peut permettre de créer un dossier relatif à une situation de violence.  À moins d’avoir communiqué avec la police en cas de situation de violence (avant, pendant ou après la séparation), la documentation de violence familiale peut s’avérer difficile pour une femme ou son avocat lors des procédures relatives à la protection de l’enfance ou à la cour familiale. La police verse au dossier les preuves physiques comme les photos, les déclarations des témoins et les dossiers médicaux qui peuvent aider à prouver des allégations de violence familiale. Toutefois, il incombe à chaque femme de décider si elle veut communiquer avec la police.

  • 16.Recommandez à la femme de tout noter, que la police soit impliquée ou non dans l’affaire. Il est très important de noter toute interaction et toute interaction des enfants avec son ancien partenaire parce qu’elle pourrait avoir besoin de cette information par la suite.

     

  • 17. Les lois et les coutumes diffèrent selon les groupes culturels et ces groupes ont parfois accès à des services spécialisés.  Il pourrait être utile de vous familiariser avec les services de votre communauté.

  • 18. Encouragez la femme à trouver du temps pour elle et pour ses enfants.  Rappelez-lui qu’elle peut communiquer avec la maison de transition locale pour obtenir de l’aide.

  • 19. Familiarisez-vous avec le système judiciaire de la Nouvelle-Écosse, si vous ne l’êtes déjà.

    Vous pouvez commencer en consultant le  www.nsfamilylaw.ca 

     

  • 20. Montrez-vous coopératif en écoutant la femme et en lui donnant des renseignements sur les services et l’aide disponibles. Communiquez avec votre maison de transition locale et / ou le centre pour femmes pour en savoir davantage sur les services et l’aide disponibles dans la communauté. Cliquez ici pour de plus amples renseignements.

    Informez les femmes que les abris et les centres pour femmes offrent de l’aide avant ou après la séparation et qu’elles n’ont pas à demeurer dans une maison de transition pour profiter de ces services.  Les maisons de transition comptent du personnel œuvrant avec les femmes dans la communauté. Ces personnes peuvent fournir des renseignements, des conseils et un appui ; aider à comprendre les documents juridiques ; offrir des services de consultation aux femmes et à leurs enfants ; aider à l’accès aux services de la communauté ; accompagner les femmes lors des rendez-vous ; et les représenter.  Ces personnes ne peuvent offrir un avis juridique.  Une femme peut avoir accès à ces services en personne ou par téléphone (elle n’est pas obligée de donner son nom).

     

    La ligne 211 est un service de Centraide Canada financé par le gouvernement provincial pour aider les Néo-Écossais de la province à trouver les services communautaires, sociaux et de santé dont ils ont besoin.  Les gens peuvent composer le 211 tous les jours 24 heures sur 24 pour obtenir des renseignements sur les services.  La ligne 211 offre des services dans diverses langues grâce par le biais d’interprètes. Il est également possible de consulter la base de données en ligne en vous rendant au  ns.211.ca

     

  • 21. Faire un effort particulier pour réfléchir à votre processus. Pensez à la façon dont vous réagissez et comment vous êtes se comporter et de ce que vous dites.

Comment vous pouvez aider

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